25 ans que NOFX existent… Déjà ça, ça calme, se dire que j’avais à peine plus d’un an (le premier qui dit « vieux » je le défonce) quand la bande du gros Mike a commencé à tourner... Une question se pose alors d’elle-même à l’occasion de la sortie du douzième (si j’ai bien compté) album studio du groupe : Vont-ils réussir à avoir encore de l’originalité en sortant ce Coaster. D’ailleurs pas de petit EP ce coup ci comme ce fut le cas des précédent album. Pas de quoi tester un peu, se faire un semblant d’idée. Voyons voir…
Coaster, ou comment NOFX fait un nouveau cd avec toujours les mêmes caractéristiques. Petite visite guidée de l’univers NOFX en quelques points.
Point 1 : selon Fat Mike, un bon cd de punk fait toujours 30 minutes. Pari tenu cette fois encore avec 32 minutes au compteur pour 12 titres. Du grand classique. Avec une pochette assez 70’Show. La version cd représente un cd servant de sous bock. La version vinyl quant à elle appelée Frisbee, représentant Eric Melvin attrapant le vinyl comme un frisbee. On a connu bien pire de la part du groupe de ce coté là.
Point 2 : toujours selon Fat Mike, en plus de ne faire que 30 minutes, les cd de punk rock devraient toujours être bons. On ne va sûrement pas refaire ici l’apologie des talents de compositeurs de Fat Mike surtout lorsqu’ils sont associés à des fines gâchettes du manche et des fûts. Ce Coaster part à 200 à l’heure avec We Called it America et The Quitter, deux titres NOFXiens, des grands classiques, lignes de basse en avant, rythmique bien placée, riffs en avant, Eric Melvin hurlant derrière. C’est du NOFX à ne pas s’y tromper. D’autres titres qui sentent plus l’été histoire de combler tout ça à l’image de First Call, un petit coté plus pop avec Creeping Out Sara, et enfin, Point 3 : Best God In Show, traditionnelle chanson reggae-ska sur les bords. Globalement, on peut sincèrement se demander comment ils peuvent encore trouver autant de mélodies avec facilité et efficacité. Facile me direz vous quand on a un compositeur de génie en tant que front man…
Point 4 : NOFX ne parle jamais pour en rien dire. Au programme cette fois ci, on retrouve là aussi de grand classique : la boisson (The Quitter, I Am an Alcoholic, First Call), l’anti-religion (Best God in Show, Blasphemy [The Victimless Crime] ), et une certaine idée du patriotisme (We Called It America, Suits and Ladders). Et tout cela accompagné de titres plus léger comme Eddie, Bruce and Paul, titre hommage à Iron Maiden, ou encore Creeping Out Sara, sur la rencontre backstage en Allemagne de Fat Mike avec l’une des deux sœurs Tegan & Sara, se demandant si il a à faire à la lesbienne des deux… A noter aussi, c’est tout de même assez rare pour être souligné une chanson autobiographique My Orphan Year sur la mort des parents de Fat Mike en 2006.
A l’écoute de ce Coaster, le seul vrai point négatif pourrait être de se demander quel titre pourrait se faire une place au panthéon des chansons du groupe. Et là malgré le bon niveau de l’album, on ne voit pas un titre se démarquer et taper l’incruste au milieu des Decline, Don’t Call Me White, Stickin In My Eye et consorts…Et c’est là ou peut craindre de la possibilité du combo à sortir ces titres légendaires à l’avenir.
On pourrait continuer sur d’autres points, mais on constate une chose, c’est qu’après 25 ans, le groupe continu à faire ce qu’il sait faire, ce style assez unique qu’il a lui-même inventé, où chaque nouvel album n’est qu’un prétexte pour repartir en tournée. Un très bon NOFX, pas une tuerie qui restera dans les annales, mais qui montre juste que les californiens sont toujours là pour un bon moment encore…
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