Vous vous souvenez de vos années lycée ? Une période ou un grand nombre d’entre nous sommes passés par la phase « poseur » identifié dans une caste musicale. Parmi toute cette faune, se trouvait (et doit encore se trouver) des mecs bien plus motivés que la normale… Des mecs qui, armés de médiators, d’ongles longs ou de baguettes, ont décidés de monter leurs propres groupes !
C’est comme ça qu’est né L’esprit du clan. Un groupe de hardcore qui résiste et persiste depuis 1995. Aujourd’hui, ils nous mettent à disposition leur 4ème opus, baptisé intelligemment : chapitre IV : L’enfer c’est le notre. Un titre évocateur de la saucé que l’on s’apprête à prendre au moment ou l’on sort la galette de son boitier sombre.
Ce 4ème opus se divise en 13 parties toutes plus agressives les unes que les autres. On est face à un metalcore au phrasé français bien lourd, qui est capable de faire passer Tagada Jones pour une vaste blague.
Le cd démarre sur une introduction qui pourrait être identifiée comme la voix de la pochette : Les bruits de cordages d’un galion lourdement armé et traversant la tempête.
Puis s’en suit un long morceau acoustique « Violente Mélancolie », histoire de faire comprendre aux auditeurs que L’esprit du clan, ce n’est pas que cette voix sombre et saturée. Ce sont aussi des joueurs techniques. On retrouvera d’ailleurs cette technique durant tout le cd, souvent sur des parties rapides amplifiées par une double pédale inarrêtable (« Nouvelle drogue », «La théorie des armures », « l’avenir sera ») ou parfois sur des phases nettement plus mélodiques (si si) tappant dans des riffs piqués au trash, (« j'aime » ou « Entre les lignes ») C’est à se demander si on ne se serait pas égaré en route pour notre plus grand plaisir. Un interlude musical à 20 000 lieux de la violence de ce chapitre.
Les paroles ne trahissent pas l’ambiance de l’album et sont toutes aussi sombre. On est bien loin de toute « candide-attitude ». Le chant renvoie cette image pourri de notre société ou de certains idéos que l’ont pourrait avoir.
Ce chapitre IV n’est pas du genre à s’écouter en fond sonore. Il est bien trop virulent pour ça et passerait mal. Il faut vraiment y prêter l’oreille et se laisser surprendre à chaque écoute et prendre le soin d’écouter les paroles assez percutantes.
Après tout ça, je vais aller me ressortir un petit cd de Es la Guerilla ! |